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dimanche 4 mai 2014

La force de l'illustration

Aujourd'hui j'ai reçu la seconde ébauche de la couverture destinée à mon recueil de textes à paraître le 1er juin.
Comme toujours, j'ai été bluffé par le coup de crayon de maître Laurent B. qui a illuminé ma journée (même si, je l'avoue, je lui ai déjà demandé d'apporter des modifications, non pas que le résultat ne me plaise pas mais plutôt parce que je souhaite que cela colle exactement à ce que j'ai en tête ; heureusement Lolo ne m'en tient pas rigueur, lui-même artiste et perfectionniste).
Alors j'ai trouvé que c'était l'occasion de rendre hommage aux illustrateurs qui sont souvent pour beaucoup dans le succès de certains livres destinés à la jeunesse, et de vous présenter ceux que j'aime le plus dans le prochain article.


J'aimerais d'abord essayer de définir ce que représentent pour moi les illustrateurs.
Quand j'ai tenté une carrière de chanteur, j'étais bien embarrassé parce qu'il me fallait un musicien (voire plusieurs !!). Je me suis essayé aux scénarios de bd mais il me fallait un dessinateur. Bref, toujours besoin d'un complément pour réaliser mon projet. 
Faux obstacle ? Stratégie de l'échec ? Allez savoir.
Puis je me suis mis à écrire les aventures des M and P´s et je me suis dit "Au moins là, besoin de personne pour créer mon histoire ! ".
Jusqu'à ce que j'ai l'opportunité de sortir "le tombeau des moines " et que surgisse cette nécessité de lui donner une couverture. 
Alors certes, j'aurais pu me contenter de mettre une image montée, moi qui sais bien utiliser Photoshop, ou réaliser un dessin approximatif (mon coup de crayon n'est pas très mature) mais je voulais une image créée spécialement pour le livre et surtout j'avais une image très précise en tête de ma couverture. Et puis, à chacun son métier comme dit l'adage.
Et me revoilà revenu au dilemme de départ : il me faut un partenaire.
Laurent B. est un ami depuis plus de dix ans maintenant et, un jour qu'on refaisait le monde, il m'avait confié qu'être dessinateur dans un grand studio de production de dessins animés lui aurait bien plu. À l'époque j'avais déjà en tête un projet de Bd mais n'ai pas osé lui en parler puisqu'on se connaissait de trop fraîche date. Cette petite phrase m'est tout naturellement revenue lorsqu'il m'a fallu donner corps au "tombeau". 
Je connaissais son coup de crayon, sa sensibilité, son intelligence et c'était comme une évidence. Vous savez comme quand on cherche l'amour et qu'on rencontre la personne de sa vie. Un coup de foudre artistique. C'était lui qu'il me fallait.
Alors je lui ai proposé et il a dit "oui" à l'aventure. Une demande en mariage m'aurait fait moins plaisir.
Pour cette première couverture, nous avions travaillé une version chacun de notre côté. Quand on regarde les deux versions on peut s'étonner du positionnement des personnages et de la mise scène étrangement proches d'une version à l'autre sans qu'on se soit montré nos ébauches.
Le résultat m'a d'autant plus étonné que tout a été réalisé à la palette graphique. J'adore son sens des couleurs et du mouvement. 
C'est comme si nous avions fait un joli bébé qui tiendrait de moi pour le caractère et de lui pour le physique.
L'illustrateur fait un peu le même travail que le concepteur de bande annonce pour un film. Il doit donner envie de prendre le livre, donner le ton du livre, l'ambiance. Il donne de l'épaisseur, du relief aux mots.
Et je trouve qu'il a bien rempli sa mission. Il a donné la force qu'il fallait à mon premier livre.
Il a donné vie à mon rêve et ça c'est un très joli cadeau.

Outre le résultat de son travail, j'ai par-dessus tout apprécié le processus de collaboration et les échanges que nous avons eu à cette occasion. Un projet créateur de lien. 
Et j'ai réalisé que ma recherche effréné d'un binôme artistique était tout simplement le besoin d'échanger, de partager une aventure. C'est tellement mieux que seul, surtout quand on a la chance d'être sur la même longueur d'ondes et d'apprécier l'autre.
J'ai tellement aimé que je veux recommencer. Mon enthousiasme me dépasse et j'aimerai faire ici ma déclaration :
"Oui Laurent, ce n'est pas raisonnable mais je veux encore tout plein de beaux dessins avec toi, des grands, des petits, des doux, des forts, des romantiques. Tu sais, il y a encore des scènes fortes du "tombeau des moines" qui mériteraient que ton crayon les mette en valeur, et surtout... surtout... Je serai ravi que tu donnes un visage à Martinou, à Pirouly, à Poucy et à Mirliton. 
C'est une grosse responsabilité, je sais, mais à la hauteur de la confiance que j'ai en toi. Je ne dirai pas que j'irai les yeux fermés car tu sais que mon œil acéré et exigeant reste toujours grand ouvert mais je suis certain que tu relèverais le défi avec classe."

Alors tous à vos "like" pour le travail de Laurent B., passé, présent et futur. 
Et je fais le vœux qu'il prenne un peu plus de temps pour ses propres projets de dessins dont un dont il m'a parlé. Magnifique dessin poétique et lyrique, une fresque !
 Je serai le premier à en faire la promo, et à me déplacer pour une première exposition. 
Prends confiance en toi mon petit Jedï et assume ton talent.

Prochain article : Illustres illustrateurs de Gustave Doré à Jean Sidobre ( mais aussi Léon Benett, Maurice Leloir, Pierre Joubert, Jeanne Hives)

samedi 26 avril 2014

De retour du pays du doute !

Il est des périodes au cours desquelles on n'est pas au mieux de sa forme. Alors, mieux vaut ne rien dire.
Puis l'hiver est passé avec son lot de tristesse, de doutes, de fatigue, de déception... (merci au passage à ceux qui m'envoient régulièrement des signaux d'encouragement et qui me redonnent confiance en ma plume).
Le printemps est bien entamé et enfin de bonnes nouvelles : des vacances ! 
Rien de mieux pour s'occuper de soi, remettre un peu d'ordre dans la maison et dans sa tête ! Et soudain reposé, les petites contrariétés vous semblent bien futiles et les grincheux bien inutiles.
C'est donc le cœur serein que j'ai libéré les M and P´s de leur cellule grise pour les faire courir tout joyeux sur le papier. Finalement ce petit break dans l'écriture (presque cinq mois quand même) ont permis à ce nouveau chapitre de mûrir dans mon esprit et, les choses étant en place, cette scène de fête foraine m'est apparue plus facile à écrire que je n'imaginais. Et il s'y passe mille choses comme toujours avec la bande à Martinou.
Je jubile d'avance de vous livrer l'histoire et de recueillir vos remarques.
La parution de cette seconde aventure ne se fera qu'en 2015 probablement. Son développement est important et je n'en suis qu'à moitié chemin (200 pages quand même). L'intrigue beaucoup plus complexe demande plus d'attention, plus de recherches et plus de soins. 
Aussi puis-je déjà vous annoncer que "Le clown ne rit plus" sera plus épais que "le tombeau des moines". Plus de pages égal plus de frissons, plus d'action!!

Le 1er juin, mon recueil de textes "Mes semelles de vent" sera disponible pour ceux qui veulent patienter en découvrant un autre aspect de mon écriture. La couverture est en cours de confection. 
Pour tout vous dire, il en existe deux versions en cours d'élaboration et mon illustrateur préféré peine un peu sur sa version (courage Lolo). Je ne sais donc pas encore à quoi m'attendre. Ceux qui me connaissent savent que j'ai toujours une paire d'as dans ma manche. 
Promis, le livre sera visible sur The Book Édition le 1er juin.
Compte à rebours commencé.


dimanche 2 mars 2014

Une énigme des M and P's




- Hé, y'a quelqu'un ?

- Voix de Martinou: Ouais Pirou, rassure toi, je suis là.

- Pirouly : qu'est-ce qui se passe ? Où on est ? Il fait sombre ici. J'ai peur.

- Martinou : Approche. On est ensemble, y'a pas de raison d'être effrayé. Les filles vous êtes là ?

- Voix de Poucy et Mirliton : Oui, oui, on est là.

- Mirliton : Qu'est-ce qui s'est passé ? J'ai l'impression d'avoir dormi des jours et des jours.

- Poucy : Ben, je me souviens que tu venais d'arriver à Barroy et qu'on s'était retrouvé.

- Martinou : Oui tu étais venue aux Pépites notre Q.G. et nous nous apprêtions à aller à la fête foraine installée près du cirque.

- Pirouly : Oui je me souviens. Il y avait plein de bruit, les auto tamponneuses, le manège, le tir à la carabine, plein de monde, de la barbe à papa, des pommes d'amour, une chaleur étouffante, et puis soudain, plus rien. Il fait plutôt froid ici vous trouvez pas ?

- Mirliton : Vous croyez que c'est un coup du clown ? Il nous aurait enfermés quelque part.

- Pirouly : Va savoir. Je les trouve tous bizarres dans ce cirque.

- Poucy : Chut, écoutez, j'entends comme une rumeur... Ah, regardez, de la lumière.

- Martinou : c'est quoi ces deux hublots ? On dirait qu'un volet bat contre eux. Le vent sûrement.

- Pirouly : c'est normal ces deux tâches marrons au milieu de la vitre ? En tout cas je vous vois maintenant, je suis un peu plus rassuré.

- Mirliton : Moi je préférais ne rien voir. Tu trouves ça rassurant tous ces tuyaux transparents qui passent autour de nous. Y'a quelque chose qui file dedans à toute allure. Et ces murs visqueux, brhhh, ça me fait froid dans le dos. J'ai l'impression qu'ils palpitent...

 - Poucy : On dirait des circuits électroniques très complexes.

- Martinou : Oui, et ces étincelles... pas rassurant dans un endroit humide comme ça.

- Poucy : Pirouly, viens on va te faire la courte échelle pour que tu jettes un œil par ces hublots.

- Martinou : Non, personne ne bouge. Quelque chose se passe... Regardez, nous sommes à nouveau dans l'enceinte du cirque. Notre cellule s'est dissoute sous nos yeux. Venez, allons trouver la Directrice...

- Mirliton : Stop ! Ho, maintenant c'est le cirque qui a à nouveau disparu. Là je commence à flipper. Nous voilà revenus dans cet endroit glauque.
 
- Poucy : Il y a sûrement une explication. On nous a drogués.

- Martinou : Tu penses que nous avons une hallucination collective et que ce n'est pas la réalité.

- Pirouly : Je vous en prie, pincez-moi que je me réveille.

- Poucy : viens plutôt par là et grimpe sur nos mains jointes. Martinou, aide moi.

[...]


- Mirliton : Alors ? Dis-nous ce que tu vois...

- Pirouly : Euh, c'est très bizarre. Y'a un auvent qu'arrête pas de descendre sur le hublot... Une fraction de seconde mais c'est énervant. Je vois des gens qui répondent au téléphone. Ils sont nombreux et ils parlent tout le temps. 

- Martinou : Qu'est-ce qu'ils disent ?

- Pirouly : Ben, j'entends pas, la vitre est trop épaisse. Aaaaah !!

- Martinou : Qu'est-ce qui t'arrive Pirouly ? Pourquoi tu cries comme ça ?

- Pirouly : Vous sentez pas ? On bouge. Les hublots bougent. On est dans une machine roulante.

- Mirliton : Encore une hallucination Pirouly.

- Poucy : Mirliton a raison. Nous on ne sent rien. On n'a pas bougé d'un iota.

- Pirouly : Je vous dis que les hublots se déplacent, donc nous aussi. Attendez... Qui est ce monsieur ? Il est pas de Barroy. Il a pas l'air commode avec ses cheveux gris, ses lunettes carrées et son costume vieillot... Han, il regarde vers moi... On dirait qu'il me parle.... Au secours, descendez-moi il est immense. C'est un géant.

[...]
- Martinou : Je ne comprends rien à ce qui nous arrive. Vous croyez qu'on nous a enlevés ? Mais pourquoi ? Et qui ? Et où sommes-nous ?

- Poucy : Comment nous échapper surtout ?

- Pirouly : Je veux retourner chez mes parents...

- Mirliton : je ne voudrais pas vous désespérer mais je ne vois pas comment sortir d'ici. Il n'y a aucune issue.

- Martinou : Tu as raison, c'est à se demander comment nous y sommes arrivés.

- Pirouly : J'ai re-peur...

- Martinou : bon sang, c'est quoi ce halos lumineux maintenant...

- Poucy : Argh, on n'y voit plus rien. C'est aveuglant.

- Mirliton : Attendez la lumière s'adoucit.

- Pirouly : Je flotte dans la lumière...

- Une voix sortie de nulle part : Calmez-vous les enfants, tout va bien. Rendormez-vous. Vous n'avez rien à craindre.

- Martinou : Qui êtes-vous ? Que nous voulez-vous ?

- La voix : Calme-toi Martinou, je t'assure que tu n'as rien à craindre. Tout va bien aller. Je suis votre ami. Je vous demande juste de la patience et vous retrouverez votre univers comme si rien ne s'était passé.

- Poucy : Si vous êtes notre ami, dites-nous qui vous êtes...

- La voix : Je ne peux pas. Vous n'aimeriez pas le savoir... Je vous demande juste d'avoir confiance en moi.

- Martinou : La confiance ça se mérite. Nous enfermer ici n'est pas un signe très encourageant.

- La voix : Vous vous êtes réveillés trop tôt. Ce n'était pas prévu. Mais je vous promets que vous allez retrouver Barroy et vos amis avec autant de plaisir que moi.

- Pirouly : Ben si on retrouve que nos amis ça ira. Et nos ennemis ? Gildas par exemple.

- La voix : Vous retrouverez tous ceux qui composent votre univers, les méchants comme les gentils. Car on apprend des uns comme des autres.

- Pirouly : Humpf je ne sais pas ce que Gildas va m'apprendre.. En tous cas, pas à éviter les bleus...

- Martinou : Où on est ?

- La voix : Ici même. Partout ailleurs aussi. Vous me suivez.

- Poucy : Non, on vous suit pas du tout...

- La voix : Ce n'était pas une interrogation.

- Mirliton : Vous êtes du cirque ?

 - La voix : Oui et non... la vie est un grand cirque.

- Martinou : Bon laissez tomber. On ne saura rien.

- La voix : Vous gambaderez bientôt dans le dédale des caravanes du cirque et dans Barroy. C'est ma volonté. Je vous jure.

- Poucy : Monsieur est trop aimable... Et en attendant on fait quoi ? 

- La voix : Comme nous tous... attendez que quelque chose se passe.

- Martinou : Vous m'énervez avec vos phrases mystère; Et s'il ne se passe rien ?

- La voix : Il se passe toujours quelque chose. Prenez des forces pour ce qui vous attend...

- Martinou, Pirouly, Poucy et Mirliton : ????????

Chers lecteurs, aidez Martinou, Pirouly, Poucy et Mirliton à comprendre ce qui leur arrive. Qui peut bien être leur geôlier et quel est cet endroit étrange où il les retient prisonniers ? Montrez-moi que vous êtes meilleurs limiers que nos petits héros. J'attends vos hypothèses.


jeudi 7 novembre 2013

Les projets se ramassent à la pelle...

Le temps passe à une allure folle et je me rends compte que je me suis laissé un peu déborder. Si vous n'avez pas eu d'article pour octobre c'est pas faute d'actualité mais plutôt dû à une atteinte de procrastination aiguë...


Alors rentrons dans le vif du sujet. Les petits feux de cheminée qui s'allument sont propices à une remontée d'intérêt pour "Le tombeau des moines" (et j'espère que ce n'est pas juste pour servir à allumer les buches ;-)) Cela fait chaud au cœur.
Les commentaires continuent d'arriver toujours encourageants.
Ainsi ma collègue qui, en pleine réunion, me lance un déstabilisant : "Maintenant quand je vous vois, je vois Pirouly et toute la bande courir la campagne. Je pourrais même vous décrire la crypte qu'ils  ont découverte." Ses yeux pétillent et son sourire est ravi.  Moi aussi je suis ravi de l'avoir emmenée aussi efficacement dans l'univers de mes petits personnages.
Ou encore mon cher illustrateur, Laurent B., qui me remercie de lui avoir fait ressentir ses émotions de jeunesse dans la scène où les quatre héros découvrent le livre de P. Michaud bien installés au chaud dans la chambre de Martinou éclairée par une petite lampe de chevet...
Merci aussi à Chantal et Dédé le cantonnier qui ont manifesté récemment leur intérêt (et leur enthousiasme) pour mon histoire. Cela me touche d'autant plus qu'ils font partie de ces figures Liancourtoises dont je me souviens toujours avec émotion (c'est bien pour ça que Dédé est un des personnages bienveillants de l'histoire).
Ces remarques sur mon sens de la description et de l'ambiance arrivent à point nommé puisque, à la relecture des premiers chapitres du second tome des aventures des M and P's, je commençais à douter des passages descriptifs, de leur utilité et de leur longueur. J'ai testé mon nouveau style narratif, les efforts faits sur les dialogues et la description des personnages sur mon lecteur témoin. Ses réactions ont été positives et m'ont très vite rassuré.


Un tiers du "Clown ne rit plus" est déjà rédigé. En parallèle, je remets au propre en tapant mon texte manuscrit sur ipad (l'angoisse de perdre mes carnets papiers), tout en songeant à la scène suivante. J'avoue que chaque chapitre demande une préparation documentaire et une visualisation mentale plus précise que lors du précédent opus. Il faut savoir que je jongle là avec près de vingt personnages et une intrigue à trois niveaux quand "le tombeau" n'en comportait qu'une, avec 5 à 6 personnages tout au plus (et je ne compte pas les héros principaux). C'est comme une partition musicale, chaque personnage, chaque réplique a sa place et son tempo. C'est jubilatoire. Mais ça demande du temps et de la disponibilité.
Aussi me trouve-t-on beaucoup le nez en l'air actuellement et mon esprit s'échappe régulièrement dans Barroy et dans les coulisses de ce cirque, dans l'ombre des M and P's...
Surtout ces temps ci où je dois me lancer dans la narration d'un barbecue nocturne organisé par la troupe d'artistes du cirque avant la grande représentation, scène importante où il faut donner la parole à chacun et disséminer quelques éléments de l'intrigue tout en exposant les rapports entre chaque personnage. Un travail de cameraman presque, où il vaut mieux savoir d'avance où l'on va poser ses pieds et fixer son objectif...


J'ai échangé récemment avec mon illustrateur Laurent B. et une deuxième collaboration sur une couverture est en phase d'élaboration. J'en profite pour préciser que vous avez été nombreux à apprécier son travail sur "le tombeau des moines" et me demander une dédicace de sa part. Laurent à ton plus beau stylo !! C'est ton tour. On ne change pas une équipe qui gagne.
En effet je mets une dernière touche à un recueil de textes qui devrait être prêt début 2014. Ce recueil s'appellera "Mes semelles de vent".
Il est prévu aussi qu'il travaille sur la couverture du "Clown ne rit plus". Rassurez-vous, vous aurez donc l'occasion qu'il vous réserve (et à moi aussi) encore de jolies surprises.



J'attends aussi mon code ISBN demandé auprès de l'AFNIL avant de déposer à la BNF un exemplaire de mon premier livre.

Voilà pour les nouvelles !! Vous voyez elles sont nombreuses et réjouissantes.
Merci de votre suivi et je vous souhaite le meilleur jusqu'au prochain article,

amicalement,

Thierry

samedi 28 septembre 2013

"Le tombeau des moines" fait peau neuve

Bonjour à tous, premiers fidèles des aventures de Martinou et Pirouly,
bientôt 4 mois que mon premier livre "Le tombeau des moines" est sorti sur le site d'auto-édition THEBOOKEDITION.
L'aventure se poursuit puisque, fort de vos remarques et réactions à la lecture de ce premier opus, j'ai pu mieux juger des points forts et des points faibles de mon écriture.
Comme je suis conscient que chacun est perfectible et que je suis soucieux de livrer à mes lecteurs quelque chose de proche du parfait, cela m'a été d'une grande aide et je peux aborder ma seconde histoire en évitant ces pièges.



Toutefois, comme j'ai possibilité d'intervenir sur mon manuscrit "Le tombeau des moines", et sa version n'étant donc pas immuable, j'ai décidé de le remanier en tenant compte des trois remarques qui sont revenues le plus souvent de votre part :

1. Les dialogues des enfants ne sont pas suffisamment crédibles compte tenu de leur âge (leurs dialogues ne diffèrent pas du vocabulaire du texte de narration ).
Face à cela, j'avais deux solutions :
- je modifiais l'âge des personnages pour coller à la maturité des dialogues. Cela impliquait de modifier le contexte de certains passages (scènes se déroulant dans l'école primaire ) et que je renonce à l'idée que je m'étais fait du rapport entre les enfants notamment entre Martinou et Pirouly (Pirouly peut être la mascotte de l'équipe à 10 ans, ce qui est plus difficile à 15... cela implique aussi un rapport plus sexué). Cela impliquait aussi que je renonce à faire grandir les personnages sous les yeux du lecteur.
 Donc cette solution ne m'a pas emballé.
Ou bien :
- je modifiais tous les dialogues des enfants pour les rendre plus simples et les démarquer du texte narratif qui, lui, pouvait rester dans un langage plus soutenu. Même si c'est Pirouly qui raconte, on peut imaginer qu'il le fait une fois devenu adulte.
J'ai donc remanié tous les échanges entre les enfants et ceux de certains adultes censés avoir un langage plus populaire. J'ai par exemple supprimé tous les "nous" au profit de "on" davantage utilisé dans le  langage courant. J'ai glissé quelques maladresses d'expression puisqu'à dix ans elle n'est pas toujours parfaite m'a-t-on dit... J'ai quand même laissé quelques mots compliqués dans la narration car j'estime que la lecture est certes un divertissement mais aussi un apprentissage du langage, et à l'heure d'internet il est rapide de trouver la définition d'un mot. Toujours vers le haut les enfants, c'est ce qu'on m'a appris !!


2. Le sous-titre Martinou et Pirouly est trop connoté 6 - 8 ans et en contradiction avec le titre "Le tombeau des moines" davantage dramatique et donc mature. Le risque est de brouiller l'image et  que le livre manque sa cible.
Alors là ça a été plus difficile d'abandonner cette appellation qui me tenait à cœur compte-tenu de mon passé (ceux qui ont lu mes éditos précédents comprendront...). Puis je me suis rendu-compte que j'avais désormais fait la séparation entre mes souvenirs et mes personnages et pris conscience que, désormais, ils avaient leur vie propre et pouvaient s'affranchir de la réalité (l'important est que ma cousine Martine conservera précieusement son exemplaire nous mettant en vedette). Ce qui m'a fait me décider c'est que vous avez été plusieurs à me dire que Poucy et Mirliton, faisant partie de la bande, il était dommage qu'elles soient oubliées dans le sous-titre, et que leur caractère soit si peu développé dans l'histoire (je vais me rattraper dans "le clown ne rit plus" c'est promis).
Etant donné la construction de l'histoire et son intrigue, il semble que "le tombeau" doive intéresser un public plus adolescent.
Compte-tenu de tous ces points, j'ai donc rebaptisé ma fine équipe :
"Le tombeau des moines - Une aventure des M and P's" (se prononce aimandpize !!)
Les deux M = Martinou et Mirliton, les deux P = Pirouly et Poucy. Tout le monde y est  ?!!
Cela fait plus fun, plus djeun's. Non ?
Mais ce sous-titre n'apparait plus que sur la page de garde et le quatrième de couverture où l'équipe est présentée. La couv., elle, annonce uniquement "Le tombeau des moines".


3. La ponctuation placée en début de ligne et des coquilles ou prénom de personnage changeant ont perturbé la lecture de ceux qui, comme moi, aiment bien que les choses soient à leur place et carrées (et je le comprends, j'ai acheté une réédition d'"Angélique Marquise des Anges" remaniée et enrichie par Anne Golon, mais les nombreuses coquilles et erreurs de ponctuation ont gâché mes retrouvailles avec la marquise - j'en profite pour conseiller le film "Angélique"qui sort en octobre avec Lanvin en Joffrey de Peyrac, qui revisite le mythe dans une production de qualité plus proche des livres historiques d'Anne Golon que l'adaptation sixties qui en avait été faite).
Il suffisait de connaître l'espace insécable (ctrl + maj + espace) pour solidariser le point d'interrogation à la phrase dont il est issu.
Quant à Armand Vignal il ne s'appelle plus Arnaud Vignal selon les pages. C'est bien Armand.
La treille, elle, est redevenue ce qu'elle n'aurait jamais dû cessé d'être : un treillage. Quand on sait qu'une treille est une vigne grimpant le long d'un mur et que le treillage c'est l'armature en bois qui lui permet de monter, on réalise l'importance qu'il y avait à changer ce point...

D'ici quelques jours, donc, "Le tombeau des moines" fait peau neuve grâce à vos remontées et votre œil de lynx pour aller un peu plus vers la perfection. C'est important pour moi car je fais ma demande de code ISBN qui va donc me permettre d'enregistrer mon livre officiellement comme œuvre d'auteur.
Ensuite je pourrai proposer quelques exemplaires aux librairies et en adresser aux grandes maisons d'édition.
Et pour aller au bal, il faut mettre son plus beau costume comme dirait Pirouly, ou sa plus belle robe comme dirait Martinou.
Merci à tous pour votre lecture attentive et constructive. Grâce à vous je vais de l'avant.

Amicalement

Thierry RAINOT


samedi 3 août 2013

Carte postale de Barroy

Nous espérons que vous passez tous de bonnes vacances et qu'elles sont l'occasion de jolies rencontres et de nouvelles expériences.
Pirouly et moi travaillons à l'entretien des éléphants dans un cirque installé à Barroy depuis début juillet , et nous vous raconterons très rapidement l'histoire incroyable qui nous est arrivée depuis que nous avons rencontré Salvy, un petit dresseur d'otarie de notre âge. Il est fantastique et nous a appris beaucoup de choses sur son univers, même si les choses n'ont pas toujours tourné comme nous nous y attendions...

Prenez soin de vous et gardez l'œil ! l'aventure n'est jamais très loin.
Nous retournons au milieu de nos nouveaux amis, Urko le chimpanzé, Mademoiselle Bigleux la girafe et Armelle l'autruche.
Nous vous embrassons très fort,

Martinou 
         et Pirouly

vendredi 19 juillet 2013

DECOUVREZ MARTINOU ET PIROULY, DEUX NOUVEAUX PERSONNAGES DESTINES AUX 10 - 15 ANS

DECOUVREZ LES M AND P's,
DES NOUVEAUX PERSONNAGES DESTINES AUX 10 - 18 ANS,
DANS LEUR PREMIÈRE AVENTURE :
"LE TOMBEAU DES MOINES"

Pour commander le livre copier le lien ci-dessous dans votre barre http  : 
http://www.thebookedition.com/le-tombeau-des-moines-thierry-rainot-p-97826.html 

Le lien Facebook : https://www.facebook.com/thierry.rainot


Que vous soyez un surfer web aventurier, un proche ou une connaissance de l'auteur, n'hésitez pas à lire les articles de ce blog. Si le parcours d'un nouvel auteur et de son aventure naissante à la recherche d'un éditeur vous rend curieux, si vous êtes passionné de littérature jeunesse ou tout simplement si vous avez déjà lu "Le tombeau des moines", n'hésitez pas à laisser un message. Les commentaires des enfants qui l'auront lu sont particulièrement les bienvenus.

samedi 13 juillet 2013

Dernière partie L'OPPORTUNITE D'ETRE LU ET LE COURAGE D'ACCEPTER D'ETRE LU



L'OPPORTUNITE D'ETRE LU ET LE COURAGE D'ACCEPTER D'ETRE LU

Puis en septembre 2012, j'apprends que mon beau-frère Nicolas a écrit un livre, disponible en version ebook ou papier sur un site internet: thebookedition.
Sans le savoir, il me montre le chemin du retour vers "Martinou et Pirouly: le tombeau des moines".
Mais oui, voilà un moyen de donner une forme quasi professionnelle à ma création. Je fais partie des faiseurs. J'ai besoin de créer: une sculpture, un pot à crayon, un meuble, une banderole festive, un carton d'invitation, une animation... Le fait de savoir que je peux donner un format livre à Martinou et Pirouly m'emballe déjà. Mais l'opportunité de le rendre public facilement, c'est inespéré.
A côté de cela, une collègue de travail, Svetlana C., me fait régulièrement des louanges sur la qualité de ma rédaction et n'est pas étonnée d'apprendre que j'écris. Par des mots gentils et persuasifs, elle m'encourage à reprendre la plume.
Autre signe du destin (j'ai toujours été très attentif aux "signes" répétitifs qui vous montrent une même direction avec insistance. Cela m'a plutôt réussi !), le même mois le Président de ma boîte offre à chaque membre du personnel un ipad pour fêter les 30 ans de l'entreprise. D'abord circonspect face à l'outil (je ne suis pas très doué avec la technologie) je découvre très vite l'immense liberté que cela va me procurer, moi qui effectue 3h à 3h30 de transport par jour, ayant choisi de vivre à la campagne tout en travaillant dans la capitale.


 A moi internet sans fil, les téléchargements de jeux, films, séries pour des trajets plus divertissants !
Mais la fonction qui m'intéresse le plus se révèle être la fonction wordpad qui me permet de mettre enfin en fichier informatique mon manuscrit. Eh oui, je n'arrive pas à écrire directement sur ordinateur dans la phase créatrice. Je laisse courir mon stylo sur du papier, je raye, je souligne, j'ajoute, j'annote. C'est plus fluide comme ça. J'utilise l'ordinateur pour mes recherches documentaires mais c'est tout.
Donc, de novembre 2012 à mars 2013, j'ai reporté sur wordpad les 4 bloc-notes papier sur lesquels a été rédigé "le tombeau des moines", bien calé au fond des fauteuils du TER Bourgogne de 18h Gare de Lyon. Je me suis surpris à changer encore des choses, à ajouter quelques scènes, à fignoler.
Fin mars 2013, tout est transcrit, mais il me reste toujours ce fameux chapitre de clôture. Pris par l'urgence j'ai décidé qu'au premier juin au plus tard mon livre devait être disponible à l'achat sur le site (j'ai besoin de me fixer des échéances pour être productif; et travailler dans l'urgence m'a toujours réussi). Cette pression me fait accoucher de la fin, rédigée en à peine quinze jours.



"Martinou et Pirouly: le tombeau des moines" est maintenant une histoire bouclée, prête à m'échapper et à vivre sa propre vie.
Je confie à d'autres les dernières corrections et critiques, pour un recul nécessaire avant le grand plongeon (merci les gars, parce qu’une x-ième lecture de Martinou et Pirouly, et je me pendais haut et court, arghhh).
Pendant ce temps je m'occupe de la couverture. J'ai déjà en  tête le visuel depuis quelques mois. Reste à le réaliser. Je suis peu doué pour le dessin, mais je maîtrise en revanche photostudio...
J’ai proposé à un ami Laurent B., que je sais être doué en dessin (son rêve était de devenir dessinateur au studio Disney), s’il accepterait d’illustrer ma couverture. Il a gentiment accepté et m’a demandé de lui décrire précisément ce que je souhaitais.
Je choisis d'illustrer une scène qui n'est pas directement relatée dans le livre mais qui est la base de l'intrigue. J'avais envie de quelque chose suscitant l'angoisse et le questionnement.
Je le laisse travailler à sa version et travaille de mon côté à la mienne à partir de calques et montages photoshop de façon à avoir une idée de ce que cela donnerait et plan B au cas où Lolo ne serait pas inspiré.
Finalement quelques semaines plus tard, les deux couvertures sous les yeux, le choix est vite fait, ce sera celle du futur dessinateur des studios Disney. Bravo Lolo et encore merci pour cette magnifique illustration. Quel cadeau !

 
VOICI EN EXCLUSIVITÉ LA COUVERTURE A LAQUELLE VOUS AVEZ  ÉCHAPPÉE
 
Une fois la maquette entre les mains, reste à combattre les dernières réticences. Accepter d'être lu !
Combattre sa pudeur et accepter le regard que vont porter les autres sur mon travail; les proches, la famille, mais aussi les amis et enfin les collègues ou autres connaissances actuelles ou anciennes.
Les commentaires de tout poil, positifs, constructifs, comme ceux négatifs, sans oublier l'indifférence. Suis-je prêt à affronter tout ça.
Alors qu'est-ce que je me dis?
Eh bien je me dis que j'ai eu beaucoup de plaisir à écrire et à créer cette histoire. Je me dis aussi que j'ai longuement et durement travaillé. Je me dis que partager est la meilleure des récompenses et que, peut-être, petite cerise sur le gâteau, des enfants de 10 à 15 ans vont prendre plaisir à lire ce livre et avoir les mêmes frissons que j'ai eu à leur âge en découvrant les aventures du Club des Cinq. Car c’est avant tout aux enfants que s’adresse ce livre et c'est pour eux que j'ai pris mon courage à deux mains, faisant fi des réactions de certains de leurs ainés toujours moins spontanés et sujets aux oppositions ou aux critiques gratuites et autres sentiments négatifs qui décourageraient un régiment, sans compter le mépris naturel qu'inspire un auteur littérature jeunesse. 
Les enfants ne jugeront pas l'auteur, mais l'histoire et les personnages. Soit l'histoire est bonne et ils adhèrent, soit elle est nulle et ils accrochent pas.


Alors je sais, il n’y a ni tablettes, ni blue-tooth ou autre divix dans Martinou et Pirouly mais j’espère bien que cela rendra exotique leurs aventures. J’ai donc volontairement gommé au maximum les références temporelles. Beaucoup de jeunes se demandent aujourd’hui comment survivre à la campagne sans écrans ni iphone. « Le tombeau des moines » les dépaysera sûrement et leur apportera, je le souhaite, un début de réponse. Pour leurs parents, cela aura un petit goût de madeleine et leur rappellera nos mercredis et week-ends de l’extrême.
Comme toutes mes autres expériences artistiques, cela ne peut être que créateur de lien, prétexte à de nouvelles rencontres, de nouvelles émotions. Martinou et Pirouly entretiennent mon envie d'aller vers l'autre cet étrange étranger (il n'est jamais trop tard pour y parvenir) et maintiennent ma curiosité à un âge où on est tenté d'être revenu de tout.
Loin de moi l'idée de prétendre au succès de JK Rowling, j'ai juste envie de tenter l'aventure et si je ne tente pas, je ne saurais pas. Alors tentons.
Je ne suis pas Victor Hugo. Je prétends juste divertir en me divertissant. Cela m'aide à garder mon âme d'enfant.
C'est peut-être pour ça que j'ai choisi ce créneau.
Et puis je laisse une trace à mes petites nièces qui, si elles sont trop grandes aujourd'hui pour découvrir cette histoire (pardon les filles, je pensais pas que vous grandiriez si vite !), sauront  toujours la ressortir de leur bibliothèque pour leurs propres enfants.

Ce blog va entrer en veille en ce qui concerne l'animation car je dois retourner à ma plume pour le second tome, mais il vous appartient d'y laisser des messages et d'en faire la réputation. Dès que vous croiserez quelqu'un qui accorde de l'intérêt à de nouvelles lectures pour ses enfants, pensez à le diriger ici.
Martinou et Pirouly "Le clown ne rit plus", se déroulera dans un cirque de passage à Barroy. Mais l'assassinat du clown vedette va venir perturber leur stage d'été. Les artistes de ce cirque ont décidément tous un secret à cacher ce qui pourrait bien avoir couté la vie au clown curieux...
J'ai déjà commencé à me documenter sur le milieu du cirque et la tâche est grande. J'espère seulement pouvoir écrire cette histoire plus rapidement que la précédente.
Je m'en vais y plonger avec jubilation et je reviens vers vous.

 
Il y a ceux qui pensent que rêver n'est que rêver, ceux qui ont un rêve unique et craignent de le réaliser car ils en perdraient toute raison d'exister, et puis il y a ceux qui n'ont de cesse que de vouloir réaliser leur rêve... tant mieux s'ils y parviennent car, pour ces imaginatifs, il y a toujours d'autres rêves à venir.
Je viens d'en réaliser un.