J'espère que vous avez tous profité du week-end ensoleillé et que vous êtes prêts à affronter le reprise du lundi.
Je tenais à rassurer ceux qui m'ont fait l'amitié de porter intérêt à mon livre en le commandant sur thebookedition en leur précisant que le délai de confection de 3 à 4 jours et les délais postaux font que "le tombeau des moines" devrait leur parvenir dans le courant de la semaine. Encore quelques jours de patience donc (j'attends aussi mon exemplaire pour tout vous dire).
Je vous souhaite bonne lecture, quel que soit votre livre en cours.
Au fait, vous lisez quoi en ce moment ?
Amicalement
Thierry
dimanche 9 juin 2013
mercredi 5 juin 2013
Emotions de lecture
Bonjour à tous,
et si vous me racontiez votre plus grande émotion de lecture ?
Quel livre était-ce ?
Qu'est-ce qui vous a ému à ce point dans l'histoire ?
Racontez-moi...
"littérairement vôtre"
Thierry
et si vous me racontiez votre plus grande émotion de lecture ?
Quel livre était-ce ?
Qu'est-ce qui vous a ému à ce point dans l'histoire ?
Racontez-moi...
"littérairement vôtre"
Thierry
Partie 5 de mon éveil à la lecture...
De mon éveil à la lecture jusqu'à l'écriture de Martinou et Pirouly
La bibliothèque idéale de Madame Lazrak et le club de lecture émancipatrice de Mme Depotter (partie 5)
La bibliothèque idéale de Madame Lazrak et le club de lecture émancipatrice de Mme Depotter (partie 5)
L'éventail des oeuvres littéraires est tellement large qu'il est difficile pour un novice de l'embrasser et surtout de savoir par où commencer.
Je l'ai dit, j'ai un tempérament de collectionneur et de passionné et, quand un auteur ou un héros me plaît, j'ai tendance à tout vouloir avaler de lui.
On a vu que le risque était de limiter mes horizons et de ralentir mon enrichissement culturel. A force d'avoir entendu cet avertissement, une forme de culpabilité planait sans cesse sur moi.
Le problème est que, là où je n'éprouve pas de plaisir, je retiens moins bien les choses. Les lectures qu'on m'imposait, ou que JE m'imposais, avaient un impact beaucoup plus faible sur moi, habitué tout petit à apprendre en m'amusant et de ma propre volonté. C'est un fait, on retient mieux quand notre curiosité est éveillée et que nous allons vers l'information non contraint et forcé. L'Education Nationale devrait davantage s'inspirer de ce constat.
Ma prof de français de seconde, clône parfait de Juliette Gréco et tout aussi fantaisiste (elle aimait marteler dix fois de suite, en tapant du poing quelque fois sur son bureau, la phrase "de la méthode, il vous faut de la méthode" avec des tons différents traduisant l'impatience, le découragement, la colère, la moquerie selon son humeur du moment. Ce qui prouvait qu'elle était davantage tragédienne que prof de français !), a eu la bonne idée de nous constituer une liste appelée "la bibliothèque idéale", constituée de toutes les grandes oeuvres françaises des cinq derniers siècles.
Le lecteur boulimique que j'étais en eut le tournis, et je faillis en perdre connaissance d'excitation.
Quoi ?! Il existe toutes ces oeuvres à découvrir, et on me propose une collection plus ambitieuse que celles auxquelles je m'étais habitué ?
Pensez bien que je m'attelai à la tâche le jour même et retournai la bibliothèque familiale et le grenier pour pointer ceux qui étaient déjà en notre possession. Ma moisson fut honnête mais par rapport à la liste de plusieurs pages remise par Mme Lazrak, elle me parut un peu mince.
Au nombre des livres trouvés: "Germinal" de Zola, "L'écume des jours" de Vian, "1984" de George Orwell, "le voyageur imprudent " de Barjavel...
C'est à partir de là que je me suis ouvert à tous les styles et toutes les époques littéraires et que j'entrepris de compléter ma culture personnelle en même temps que les étagères de ma bibliothèque.
En première littéraire, ma prof Anne-Lise Depotter (décidément mes professeurs de français étaient toutes des perles) a développé mon sens critique en mettant en place des séances d'échange sur les livres qu'elle nous conseillait. Je me souviens que c'est la seule prof avec qui j'ai pris des cafés en dehors des heures de classe. Elle était très attentive à mes opinions, mes réflexions et m'a fait découvrir le plaisir de débattre et de défendre mon point de vue. J'ai réalisé que la lecture n'était pas qu'un divertissement. Du débat sur le soulèvement des mineurs dans "Germinal", aux dérives d'un état totalitaire dans "1984", ou encore les excès des conquêtes napoléoniennes, je découvris que les livres nous permettaient d'observer la nature humaine ou les événements de différents points de vue, d'analyser et de prendre position. Je le ressentis plus ou moins consciemment mais cela m'affermit et me rassura pour la suite. J'avais trouvé ma pierre de rosette pour décrypter le monde qui m'entourait, parfois effrayant pour un adolescent.
Cette étape et la philosophie, nouvelle matière que je découvris avec délectation, me permirent d'accéder à l'âge adulte. La philosophie est à l'esprit, et au raisonnement ce que la musculation et le sport sont au corps. J'ai adoré lire Platon, Voltaire et les théories de Freud. Mon empathie excessive (très précieuse pour les écrivains, en herbe ou pas) est née de là. Poser un sujet, le comprendre, l'expliquer, le décortiquer, l'argumenter, l'opposer, le relativiser, le nuancer... Une, deux, trois, quatre... et flexion, extension, torsion, mouvement des bras, petites foulées...et une, deux, trois, quatre...
Mme Povéda, ma prof de philo, me fit faire mon premier exposé et donc, ma première prise de parole en public. Il s'agissait de l'analyse des rêves selon la théorie Freudienne. Je m'en sortis si bien dans la vulgarisation et la capacité à capter l'attention de mon auditoire, que cela me conforta dans mon opinion que la maîtrise des mots ouvre bien des portes et des opportunités. Elle crée aussi du lien social. Savoir exprimer justement sa pensée, son ressenti, facilite le contact avec autrui et nous intègre plus sûrement. La maîtrise des mots aide à séduire, à convaincre, à transmettre. Bref c'est un pouvoir inestimable.
J'ai fini d'éclore cette année là, prêt à affronter le monde avec gourmandise et impatience.
Cette prise de parole réussie fut en lien direct avec mon inscription à un cours de théâtre au cours de ma dernière année de lycée. Je me suis lancé dans l'aventure avec ma meilleure amie Estelle, sœur de cœur et d'intellect, qui me tendit une main ferme mais rassurante pour m'entrainer à l'inscription un soir de novembre venteux où nous arrivâmes à la bibliothèque le visage saupoudré du glaçage de nos mille feuilles dévorés en chemin. Le théâtre classique ne m'ayant jamais attiré, Dieu merci on nous proposa du théâtre de boulevard. C'est ainsi que nous jouâmes "Les portes claquent" de Michel Fermaud, puis "Le père noël est une ordure" du Splendid. Au gré de nos répétitions et de la préparation de la générale, nous nous découvrîmes l'un et l'autre en même temps que nous nous révélions à nous même (il faut dire que jouer Pierre, pour moi, et Thérèse pour Estelle dans la scène du "père noël..." où les choses échappent aux deux personnages au point que Pierre lui demande de faire la truie, ça crée des liens indéfectibles !!)
Adieu ma timidité, adieu les complexes, adieu les hésitations.
Ma première grande décision fut d'arrêter l'école en pleine épreuve du BAC au grand dam de mes amis et de mes parents (j'ai passé l'épreuve de philo avec un 16 sur 20 et ai négligé d'aller aux épreuves qui ne m'intéressaient pas comme les math ). Je perçus toutefois un brin d'admiration chez les premiers et peu d'inquiétude chez les seconds, ce qui me laissa supposer qu'ils avaient finalement confiance en mon choix.
J'avais bien retenu en pur esprit indépendant la grande leçon du libre arbitre...
vendredi 31 mai 2013
"Le tombeau des moines" déjà disponible sur TheBookEdition
Eh oui ! Ca y est, vous pouvez vous jeter sur "Martinou et Pirouly le tombeau des moines" (bousculez pas y'en aura pour tout le monde ! J'en connais même qui l'ont déjà commandé, à croire qu'ils guettaient la mise en ligne, bonjour l'ophtalmite aigüe en perspective ;-).
Merci chers amis de partager avec les enfants de votre entourage le lien qui permettra à chacun d'avoir son exemplaire.
J'attends avec impatience les commentaires de mes amis bambins et de ceux un peu moins bambins aussi.
Voici le lien direct:
Merci chers amis de partager avec les enfants de votre entourage le lien qui permettra à chacun d'avoir son exemplaire.
J'attends avec impatience les commentaires de mes amis bambins et de ceux un peu moins bambins aussi.
Voici le lien direct:
Amicalement,
Partie 4 de mon éveil à la lecture...
De mon éveil à la lecture jusqu'à l'écriture de Martinou et Pirouly
Premiers encouragements à l'écriture (partie 4)
Quand,
en sixième, lors de la première réunion parents / professeurs, maman
lâcha que je lisais toujours de la bibliothèque rose sans jamais m'être
intéressé à la verte, mes professeurs me regardèrent avec condescendance
et s'étonnèrent qu'un enfant si bon élève, soit si attardé dans ses
goûts de lecture. Je
lus alors en cachette le Club des Cinq, et laissai quelques bouquins de
la bibliothèque verte appartenant à mon frère sur ma table de nuit pour
faire diversion (c'était Langelot l'agent secret, dont je n'ai jamais
lu une seule ligne) et me donner bonne conscience.
Parallèlement je rédigeai MON aventure du Club des Cinq sur des feuilles de papier A4 que je pliai en deux pour leur donner le format poche. J'y laissai même des demies pages en blanc afin d'y insérer les traditionnelles illustrations de ce format. Quand j'eus terminé, je montrai tout fier le livre terminé à mon oncle Roger, l'artiste de la famille, qui s'enthousiasmait toujours pour le côté créatif des enfants. Ce fut le premier à m'encourager à continuer. J'avoue que l’œil admiratif et attentionné qu'il jeta à mon modeste manuscrit valut tous les prix littéraires qu'on peut espérer.
C'est ma prof de français Brigitte Duroux, originaire de Mimizan, qui me fit faire un second grand pas dans l'écriture.
A l'occasion d'une rédaction libre, où il s'agissait d'inventer une histoire de chevalier à la manière de Chrétien de Troyes (que nous avions étudié) elle s'étonna de la richesse de mon imagination et de ma faculté à découper les scènes de façon à ménager du suspens. Il fut dès lors décidé que j'irais vers un BAC littéraire. Il est vrai que j'avais pris un plaisir certain à cet exercice et ces appréciations eurent un effet stimulant.
Sans forcer ma nature ou me présenter cela comme une obligation, elle me parla de passionnée de lecture à passionné de lecture. J'aimais les récits d'aventure et les intrigues policières ? Très bien ! Est-ce que je connaissais le style héroïc fantasy ? Est-ce que je connaissais Agatha Christie? Répondant non à tout, elle entreprit de me faire un résumé si accrocheur et si haut en couleur que j'eus envie de lire ce qui semblait tant l'emballer. Alors, seulement, j'abandonnai le club des cinq et ses intrigues assez basiques. Je lus Tolkien "Bilbo le Hobbit", Abraham Merrit "La nef d'Ishtar", les nouvelles de science-fiction d'Asimov, et "les dix petits nègres" d'Agatha Christie.
Mes horizons de lecture s'élargissant , je constatai, comme me l'avait promis Brigitte Duroux, que mon vocabulaire et ma réflexion augmentaient en proportion.
Mes horizons de lecture s'élargissant , je constatai, comme me l'avait promis Brigitte Duroux, que mon vocabulaire et ma réflexion augmentaient en proportion.
Je m'aventurai à écrire quelques nouvelles, mais le résultat ne me satisfaisant pas, elles finirent à la corbeille. A l'âge où on a une vision, soit toute noir, soit toute blanche des choses, il est vrai que lire du Balzac et du Flaubert et se rendre compte que son propre style est loin de ces auteurs confirmés, a de quoi décourager toutes velléités littéraires.
Un autre choc me tomba dessus en quatrième: "le grand Meaulnes".C'est la première fois que j'ai pris conscience de la force des mots et de l'impact sur l'imaginaire. Je vis le décor, je sentis les odeurs, je touchai les personnages. Un échafaudage d'images et de sensations diverses s'était installé dans ma tête, que je pouvais monter et démonter à volonté. Pour moi, Alain-Fournier est un impressionniste de la littérature au même titre que Zola et Hugo que je découvrirais un peu plus tard. La lecture de cette oeuvre reste associée à ce long hiver 84 durant lequel nous fûmes privés d'électricité pendant 5 jours d'affilé, la neige et le froid ayant paralysé le réseau. Je me revois enfoui sous une épaisse couche de peaux de mouton, déchiffrant dans le halo de ma lampe torche les vieilles pages de cette édition livre de poche des années cinquante, sentant bon le vieux papier jauni et poussiéreux. Cela aida probablement à me propulser si efficacement dans l'histoire, l'époque et l'atmosphère du livre. Le lecteur que j'étais se désincarna littéralement sous la force des mots d'Alain-Fournier. Finalement il fallut ce livre pour me rendre les classiques de la littérature moins rébarbatifs (mission que Madame Bovary avait échoué à remplir).
mercredi 29 mai 2013
Citation "Peter Pan" de James Matthew Barrie
"La mère de Wendy tendit les bras vers Peter Pan mais il la repoussa.
- Bas les pattes, madame ! Personne ne va m'attraper et faire de moi un adulte."
James Matthew Barrie "Peter Pan"
- Bas les pattes, madame ! Personne ne va m'attraper et faire de moi un adulte."
James Matthew Barrie "Peter Pan"
Manuscrits "Martinou et Pirouly : le tombeau des moines"
Bonjour à tous,
à trois jours de la mise en ligne de mon bouquin, je fignole, je lisse, je peaufine...et je stresse !! Je vous laisse une petite photo des blocs notes noircis par mon écriture de psychopathe (c'est rien c'est l'enthousiasme de l'inspiration ;-) et les quelques documentations que j'ai utilisées pour l'histoire.
Merci à ceux qui seront au rendez-vous.
Amicalement
Thierry
à trois jours de la mise en ligne de mon bouquin, je fignole, je lisse, je peaufine...et je stresse !! Je vous laisse une petite photo des blocs notes noircis par mon écriture de psychopathe (c'est rien c'est l'enthousiasme de l'inspiration ;-) et les quelques documentations que j'ai utilisées pour l'histoire.
Merci à ceux qui seront au rendez-vous.
Amicalement
Thierry
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